
Minggle
11 nov. 2025
La vaisselle : le test ultime de la patience
Personne n’a envie de se lever un dimanche matin et de trouver l’évier transformé en cimetière de tasses, assiettes et couverts collés. Pourtant, c’est le truc qui revient dans toutes les disputes de coloc.
La règle : si tu cuisines ou que tu prends un repas, tu nettoies après. Même si t’es pressé.e. Même si tu te dis "je le ferai ce soir" (on sait que tu ne le feras pas ce soir).
Pour que ça reste fluide, certaines colocs optent pour un planning de ménage, d’autres pour un contrat moral. Le plus important, c’est que tout le monde respecte la même norme (même si ce n'est pas celle de ta mère).
Finir un rouleau de PQ sans le remplacer ? Tu mérites la prison.
C’est le genre de petit détail qui peut vraiment foutre en l’air une matinée. Tu te retrouves seul·e aux toilettes, plus un carré en vue, et un coloc qui a jugé inutile de changer le rouleau. Tu vis alors un moment de solitude existentiel.
La règle : si tu termines un produit commun, tu le remplaces ou tu le signales (tout de suite, pas une semaine après). Ça vaut pour le PQ, mais aussi le liquide vaisselle, les éponges, le savon… Bref, tous ces trucs qu’on croit magiques parce qu’ils "sont toujours là".
Pro tip : créez une petite liste visible dans la cuisine où chacun peut noter ce qu’il faut racheter. Ou mieux, faites une commande groupée tous les mois. Gain de temps, zéro embrouille.
Parler pour désamorcer les tensions (et ne pas exploser comme une cocotte-minute)
T’as remarqué que quelqu’un n’a pas nettoyé après sa soirée. Tu te contiens. Deux jours plus tard, tu retrouves des cheveux dans la douche. Tu te contiens encore. Puis vient la goutte d’eau (genre le dernier carré de chocolat piqué), et tu exploses... Pour un Kinder.
La règle : communique avant d’en arriver là. Si un truc te gêne, dis-le. Sans agressivité, mais sans tourner autour du pot. La coloc, c’est une cohabitation, pas une devinette. Chacun a ses limites, faut juste les exprimer.
Astuce : prévoyez un petit "rituel de coloc" toutes les deux semaines. Un dîner ou un apéro où on peut aborder les trucs qui coincent dans une ambiance détendue. Ça change tout.
Le respect du rythme et de l’espace de chacun·e
Tout le monde n’a pas les mêmes horaires ni la même énergie sociale. Il y a le lève-tôt, le noctambule, l’hyperactif du salon et l’introverti de la chambre. Vivre ensemble, c’est composer avec ça.
La règle : sois attentif·ve aux autres. Si ton coloc a un partiel le lendemain, évite les parties de Mario Kart à fond la caisse à minuit. S’il est en pleine période down, respecte son besoin d’isolement.
On n’a pas besoin d’être collés 24h/24 pour être une "bonne coloc". Chacun doit pouvoir avoir ses moments à lui/elle. Le respect mutuel, c’est la base du vivre-ensemble.
Le frigo n’est pas un self-service
C’est fou comme un yaourt volé peut briser la confiance d’une coloc. T’as prévu un petit dîner réconfort après une journée pourrie… et bim, le reste de ton risotto a disparu. Silence radio. Et là, t’as juste envie de poser une caméra dans le frigo.
La règle : ce qui est à toi reste à toi, sauf accord clair. Et si un jour t’as vraiment besoin de piquer un truc, t’envoies un message. Pas de suspense, pas de délit de fuite.
Astuce : chacun peut avoir un espace dédié dans le frigo + un coin "à partager" pour les produits communs. Et on évite les aliments à l’abandon pendant trois mois. (Oui, on parle du pot de sauce qui a moisi derrière les cornichons.)



